PAUSE LECTURE : UN HOMME SANS ENFANT DANS LA COMMUNAUTÉ JUIVE

The Pater. My Father, My Judaism, My Childlessness De Elliot Jager

Être un homme sans enfant dans la communauté juive. Elliot Jager se raconte et livre des témoignages d’autres hommes juifs qu’ils observent ou pas les pratiques de la religion.  

Rare témoignage d’un homme sans enfant

Les hommes se livrent rarement sur leur condition d’homme sans enfant : leur désir d’enfant, le deuil. Dans The Pater Elliot Jager pars de son histoire personnelle.

Élevé par sa mère dans la tradition juive orthodoxe, son père, survivant de l’holocauste, quitte la famille alors qu’il a huit ans. Enfant unique, il raconte sa rencontre à l’âge adulte avec son père, un père préoccupé par sa situation d’homme marié sans enfant.

L’auteur, journaliste, partage ses réflexions sur la vie d’enfant unique désirant un enfant et ne laissant aucune descendance.

Les hommes sans enfant et la Foi

Le journaliste va à la rencontre d’hommes de confession juive, il veut savoir comment ils vivent le fait de ne pas avoir d’enfant dans la communauté juive.

En effet, dans les communautés juives la famille semble au centre des célébrations religieuses. Certaines cérémonies traditionnelles sont uniquement ouvertes aux pères de famille.

Elliot Jager se pose des questions. Dans les textes de la tradition religieuse juive, être sans enfant est considéré comme la plus grande malédiction. L’auteur souligne « être sans enfant et la punition vont de pair »

Comment vivre sa foi dans ce contexte

L’auteur tout au long du livre semble chercher les réponses. Il partage sans tabou la dégradation de sa relation avec Dieu, qu’il traduit par le renoncement de la kippa[1] au quotidien.

Il semble vivre un divorce ou une rébellion : il se sent abandonné par Dieu. Ce sentiment Elliot Jagger rapporte que c’est le point commun avec les hommes qu’il a interrogés. Se sentir abandonné par Dieu.

Il s’agit d’un conflit intérieur. Lequel, selon moi, implique de regarder les textes et de se demander si les considérations sur les hommes et les femmes sans enfant sont celles du Divin ou celles émanant de réflexions de théologiens des siècles passés.

Reconstruction

Sans aucun doute, l’auteur à la fin du livre est convaincu qu’une vie pleine de sens existe pour les personnes sans enfant.

Évidemment, sa relation à Dieu évolue parce que ces circonstances ont changé ; il est passé d’un homme désirant un enfant avec son épouse à un homme ne pouvant en avoir. Cette situation a transformé sa perception de la religion simplement parce que son angle de vue a changé.

© Photos Discussions Essentielles


[1] À la fin du livre il ne lie plus l’abandon de la kippa à sa situation de sans enfant, comme pour effacer un affront

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