DE L’ESPOIR Á L’ACCEPTATION – QUAND L’ENTOURAGE FAIT OBSTACLE

Il existe un moment où l’espoir n’est plus. Je parle de cet espoir qui fait tenir, l’espoir qui pousse de l’avant comme un protocole d’assistance à la procréation de plus pour les couples, une rencontre à temps pour un ou une célibataire. Cet espoir disparait, parfois, brutalement. Il s’évanouit à cause de raisons financières, physiques, des complications au sein des couples.  Un corps féminin fatigué par les protocoles d’assistance médicale, une opération radicale comme l’hystérectomie, l’âge avancé ou des relations qui se terminent mal précipitent la fin de l’espoir.

 L’espoir s’est envolé, il n’y a plus rien à attendre.

Un travail de deuil commence, il faut alors passer de l’espoir à l’acceptation.

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SANS ENFANT : LA FOI EN QUESTION

Interchangeables, les mots, foi et espoir s’emploient fréquemment dans des situations de crises « il faut garder espoir » « il faut avoir la foi ».

Pourtant ce sont deux sentiments différents. L’espoir représente l’attente de quelque chose. La foi repose sur une confiance en une personne, dans le cadre religieux une confiance en Dieu.   

Souvent en Islam, la foi est expliquée comme la certitude que tout ira bien et que tout arrive au mieux pour chacun de nous. Avoir la foi n’épargne pas pour autant d’éprouver de la tristesse, la douleur, le doute et la colère.

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PAUSE LECTURE : UN HOMME SANS ENFANT DANS LA COMMUNAUTÉ JUIVE

The Pater. My Father, My Judaism, My Childlessness De Elliot Jager

Être un homme sans enfant dans la communauté juive. Elliot Jager se raconte et livre des témoignages d’autres hommes juifs qu’ils observent ou pas les pratiques de la religion.  

Rare témoignage d’un homme sans enfant

Les hommes se livrent rarement sur leur condition d’homme sans enfant : leur désir d’enfant, le deuil. Dans The Pater Elliot Jager pars de son histoire personnelle.

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FABRIQUE DE L’INFERTILITÉ SOCIALE DANS LES COMMUNAUTÉS MUSULMANES

« Les musulmanes ne peuvent pas se marier avec des non-musulmans ! » Cette idée largement diffusée et acceptée comme interprétation du verset 5 sourate 5 contribue surement et a contribué à l’infertilité sociale dans les communautés musulmanes.

Cette interprétation coûte cher sur le plan de la santé mentale à certaines musulmanes. Il existe pourtant un autre commentaire donnant le droit aux musulmanes comme aux musulmans d’épouser des non-musulmans. La démocratisation d’internet permet aujourd’hui d’accéder aux différentes interprétations et commentaires en vigueur sur le sujet.

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LE DROIT À LA DÉCEPTION VOULU PAR L’ISLAM SUPPRIMÉ PAR LES MUSULMANS

J’ai écouté la discussion organisée par Yvonne John ; des chrétiennes et une musulmane échangeaient sur la condition des personnes sans enfant dans leur communauté religieuse respective. Haneefa Muhammed, musulmane, a confié la difficulté à partager sa douleur, le deuil de ne pas être mère avec ses sœurs musulmanes. Elle a expliqué être toujours renvoyée aux prières alors qu’elle souhaitait juste partager ce qu’elle ressentait.

Cela m’a renvoyé à ma propre histoire, pas nécessairement en tant que Fse (femme sans enfant), mais entant que personne traversant comme tout un chacun des périodes difficiles. Je me suis adressée à des amis de confessions musulmanes ou des connaissances de confessions musulmanes et très vite je me suis rendu compte de la complexité à exprimer des sentiments, une fatigue morale, spirituelle. Parce que très vite on m’invitait à écouter une histoire de prophètes pour me signifier qu’ils avaient vécu pires. On me conseillait la patience.

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LA SOURATE 108 EN DEFENSE DES PERSONNES SANS ENFANT

Cela m’a sauté aux yeux, la sourate 108 peut-être considérée comme une sourate en défense des personnes sans enfant.

J’ai lu la traduction du Coran pendant le mois de Ramadan ; arrivée à cette sourate 108, dont le titre est interprété  par abondance, j’ai relu les quelques notes prises des années auparavant en plus des notes du traducteur. Et c’était évident pour moi.  

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PAUSE LECTURE : « SORCIERES » DE MONA CHOLLET

Ce qui m’a particulièrement interpellé dans Sorcières, la puissance invaincue des femmes ce sont les parallèles applicables à l’histoire de la femme musulmane. C’est-à-dire que l’image et le rôle attribué aujourd’hui aux musulmanes dans les discours dominants sont l’héritage d’une histoire postérieure au Prophète Mohammed. En effet, durant la période contemporaine du messager jusqu’au début de la période abbasside ( IXe siècle), la femme occupait l’espace public. Elle disparait peu à peu en faveur de la formation d’un discours politico-religieux, l’enfermant dans un rôle lié à sa constitution biologique .

Sorcières excave un passé à l’origine des idées reçues sur les femmes en particulier les femmes célibataires et les femmes sans enfant en Europe et en Amérique du Nord.

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NE PAS AVOIR D’ENFANT : UNE PUNITION DIVINE – CONSÉQUENCES D’UNE IDÉE REÇUE

Dans l’imaginaire, l’infertilité reste toujours d’origine féminine au point que dans certaines communautés il est inenvisageable que les raisons d’une difficulté à procréer proviennent de l’homme.

J’ai eu connaissance d’hommes qui ont pris une deuxième épouse pour remédier au « problème » et puis… rien. Quelquefois je me surprends à penser que c’est le sens de l’humour de Dieu. Dans certains cas une deuxième ou troisième épouse n’est pas projetée, seul le divorce est contemplé. La femme n’ayant pas rempli son rôle : elle n’a pas enfanté.

Enfanter c’est le rôle que bien nombre d’entre nous affublent aux femmes. Dès les premiers mois après un mariage la question très indiscrète arrive : « c’est pour quand », « alors il y en a un en route ? ». Le ventre est scruté, parfois même touché violant l’espace intime de la femme. Certains s’inquiètent : « toujours rien ? » Les signes de grossesses sont recherchés pour savoir si son rôle est rempli si elle va « s’accomplir » en tant que femme.

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NE PAS AVOIR D’ENFANT : UNE PUNITION DIVINE – DIFFUSION D’UNE IDÉE REÇUE

Les débats, les influences grecques, chrétiennes et juives participent à la codification de la religion musulmane. Déjà codifiés, le christianisme et le judaïsme servent en quelque sorte d’exemple ou de repère aux savants musulmans pour extraire du Coran les informations nécessaires aux suiveurs de la nouvelle croyance.

N’oublions pas que parmi les premiers musulmans se trouvent des chrétiens, des juifs ayant adhéré au message du nouveau prophète Mohammed apportant ainsi leurs connaissances et leurs techniques d’analyse théologiques.

En gardant tout ce contexte en tête, il est facile d’imaginer comment l’interprétation des textes s’imprègne d’idées et de croyances déjà répandues et acceptées dans la société médiévale du 7e et 8e siècle.

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NE PAS AVOIR D’ENFANT : UNE PUNITION DIVINE – NAISSANCE D’UNE IDÉE REÇUE

Vous l’avez surement remarqué comme moi, dans les communautés musulmanes les enfants sont considérés comme une baraka, une grâce, voire une récompense du Divin. En d’autres termes, ne pas en avoir revient à subir une punition divine.

Cette idée reçue entre en conflit avec le message du Coran. Dans celui-ci, Dieu est omnipotent, Il fait ce qu’Il veut. Des versets le rappellent régulièrement. Les versets 49 et 50 de la sourate 42 le stipulent.

Rien dans le Coran n’indique que l’absence d’enfant résulterait d’une mauvaise action ou conduite. Malgré tout, l’idée persiste. Alors d’où vient cette idée ?

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