SANS ENFANT : LA FOI EN QUESTION

Interchangeables, les mots, foi et espoir s’emploient fréquemment dans des situations de crises « il faut garder espoir » « il faut avoir la foi ».

Pourtant ce sont deux sentiments différents. L’espoir représente l’attente de quelque chose. La foi repose sur une confiance en une personne, dans le cadre religieux une confiance en Dieu.   

Souvent en Islam, la foi est expliquée comme la certitude que tout ira bien et que tout arrive au mieux pour chacun de nous. Avoir la foi n’épargne pas pour autant d’éprouver de la tristesse, la douleur, le doute et la colère.

Ne pas confondre croyance et confiance en Dieu

La foi et la croyance en un dieu unique sont régulièrement confondues. Cependant, la confiance en Dieu et la croyance en son existence ne sont pas identiques.

Généralement, nos réactions aux évènements développent notre foi. Des incidents remettent souvent nos croyances en question. Des croyances, avouons-le, basées sur des théories écrites par des êtres humains désireux de partager avec le plus grand nombre leurs interprétations des versets coraniques à l’aune de leurs expériences de vie.

Lorsque l’on est frappé par une épreuve, quelle qu’elle puisse être, la foi souvent définie comme une confiance absolue en Dieu devient un support, une béquille pour apaiser.  

À mon sens, la foi peut créer cette béquille d’apaisement pour les femmes sans enfant (FSE) et les hommes sans enfant (HSE) par circonstance. Autrement dit, la foi peut constituer un support pour traverser et surmonter la période du deuil.

Toutefois, la foi représente une aide, un élément de soutien si et seulement si elle ne se transforme pas en obstacle.

Une foi nefaste : obstacle pour avancer

Oui un obstacle ! La foi devient un obstacle lorsque la foi est définie comme la croyance en la réalisation de tous nos vœux sans exception par le Divin.

Ainsi, si notre foi est basée sur la croyance qu’une pratique de rites religieux suivis scrupuleusement mène à l’exaucement de tous nos souhaits, notre foi nous conduit indubitablement à la colère contre Dieu. Dans le cas où le désir d’enfant ne se concrétiserait pas, une colère mêlée à un sentiment profond de trahison émerge. « Je crois en Dieu, j’ai la foi et pourtant je n’obtiens pas ce que je désire » « un tel n’observe pas tel rite religieux et pourtant il ou elle a des enfants »

Cette croyance néfaste, se retourne contre nous d’abord parce qu’elle exclut l’acceptation d’une situation et ensuite parce qu’elle empêche d’avancer.

© Credit photo Pexels – Nicola Barts

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