LES PERSONNES SANS ENFANT NOUS RENVOIENT À NOTRE SPIRITUALITÉ

On ne va pas se mentir, dans la plupart de nos communautés musulmanes, on discute plus de longueurs de tissu, de notre image chez les non-musulmans ou d’espace entre les bras au moment de la prosternation que de réflexions sur le doute, la colère contre Dieu, le dépit, l’envie de tout lâcher, l’incompréhension.

Et je me demande si ce n’est pas justement pour ces raisons que la mention et la présence d’hommes et de femmes sans enfant dérangent. Ces personnes par leur présence, leurs histoires renvoient à nos interrogations, à nos craintes.

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CONCEVOIR DES ENFANTS : ENJEUX IDÉOLOGIQUES ET ÉCONOMIQUES

Des théologiens, des directeurs de centre d’assistance médicale à la procréation (AMP) n’ont aucun intérêt à ce que les voix des femmes sans enfant (FSE) et des hommes sans enfant (HSE) s’élèvent. Dans le premier cas, ils détruiraient les idéologies construites autour de la conception et du rôle de la femme en particulier. Dans l’autre cas, laisser entendre qu’une vie heureuse est possible sans enfant que cela soit par choix ou par circonstance mettrait en danger un business très lucratif. Et ce, en dépit de l’idée de départ d’aider des couples à concevoir; aujourd’hui les enfants sont un business.

La conception d’un enfant devient un enjeu idéologique et économique.

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LES PLEURS DANS LES TOILETTES

Je partage un extrait du livre de Lizzie Lowrie[1].

Lizzie n’a pas d’enfant.

Lizzie a vécu six fausses couches.

Les fausses couches sont intrinsèquement douloureuses physiquement, mentalement et moralement.

L’extrait est tiré d’un discours. Lizzie Lowrie l’a tenu devant un parterre de femmes parents et non-parents.

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QUAND…TU AURAS DES ENFANTS!

Ne faut-il pas changer ce « quand » pour un « si »… tu as des enfants ? Un « si » à la place du « quand » changerait la perspective des petites filles et leur épargnerait les souffrances liées à ce « quand ». Tous les champs des possibles seraient ouverts.

On inculque aux enfants, surtout aux petites filles, le rôle qui leur est assigné bonnes épouse et surtout, mère. Elles doivent aspirer à concevoir des enfants qu’elle le veuille ou non. Les parents, les amis des parents et tout l’entourage de la petite fille y veillent en lui répétant ce mantra qu’elle entendra tout le long de sa vie jusqu’à la fin de son cycle reproductif « quand tu auras des enfants ! »

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