LES PERSONNES SANS ENFANT ET LE MAUVAIS ŒIL : VICTIMES OU BOURREAUX ?

Victime ou source de mauvais œil pour les parents ? D’abord jugées victimes du mauvais œil, les femmes sans enfant (le mauvais œil se conjugue aussi au féminin !) passé un certain âge, deviennent bourreaux ; elles seraient à l’origine de supposé mauvais œil. Elles sont donc à éviter.

Dans des communautés musulmanes, concevoir des enfants constitue une obligation. Beaucoup de musulmans ont la conviction que c’est une baraka, au mieux une récompense divine. Ces mêmes personnes expliquent l’absence d’enfant par une action punitive du Divin. Ayant cela à l’esprit, la famille ou les parents d’un nouveau-né redoutent les visites d’une femme sans enfant (fse) ou d’un homme sans enfant (hse).

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SE CACHER POUR LIRE SUR LES PERSONNES SANS ENFANT

Se cacher vraiment ? Se cacher pour lire sur les hommes et les femmes sans enfant ? C’est la surprise que j’ai exprimée en lisant un article sur le site Childless by marriage (sans enfant par mariage)

Des commentaires suivant l’article ont confirmé : oui, des femmes, surtout, se cachent pour lire sur la vie des hommes et des femmes sans enfant ou assister à des évènements en ligne. Elles agissent ainsi, parce qu’elles partagent un ordinateur, elles ne veulent pas que le partenaire ou un autre membre de la famille trouve une trace de ces lectures ou parce qu’elles sont mal à l’aise.

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SANS ENFANT : LA FOI EN QUESTION

Interchangeables, les mots, foi et espoir s’emploient fréquemment dans des situations de crises « il faut garder espoir » « il faut avoir la foi ».

Pourtant ce sont deux sentiments différents. L’espoir représente l’attente de quelque chose. La foi repose sur une confiance en une personne, dans le cadre religieux une confiance en Dieu.   

Souvent en Islam, la foi est expliquée comme la certitude que tout ira bien et que tout arrive au mieux pour chacun de nous. Avoir la foi n’épargne pas pour autant d’éprouver de la tristesse, la douleur, le doute et la colère.

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PAUSE LECTURE : « SORCIERES » DE MONA CHOLLET

Ce qui m’a particulièrement interpellé dans Sorcières, la puissance invaincue des femmes ce sont les parallèles applicables à l’histoire de la femme musulmane. C’est-à-dire que l’image et le rôle attribué aujourd’hui aux musulmanes dans les discours dominants sont l’héritage d’une histoire postérieure au Prophète Mohammed. En effet, durant la période contemporaine du messager jusqu’au début de la période abbasside ( IXe siècle), la femme occupait l’espace public. Elle disparait peu à peu en faveur de la formation d’un discours politico-religieux, l’enfermant dans un rôle lié à sa constitution biologique .

Sorcières excave un passé à l’origine des idées reçues sur les femmes en particulier les femmes célibataires et les femmes sans enfant en Europe et en Amérique du Nord.

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