FEMMES ET HOMMES SANS ENFANT MUSULMANS, FAITES-VOUS ENTENDRE!

Femmes et hommes musulmans sans enfant, parlez ! Faites-vous entendre anonymement ou pas, mais faites savoir ce que vous ressentez. Personne ne l’exprimera à votre place. Personne ne peut deviner si l’on ne le vit pas.

La famille et les amis peuvent entourer des hommes et des femmes sans enfant ; surtout des femmes sans enfant par circonstance sans soupçonner ce par quoi elles traversent : de multiples fausses couches, des retours de l’hôpital sans l’enfant porté pendant des mois. Ils ignorent ce que l’on éprouve dans une salle d’attente au service gynécologique assise à côté de femmes enceintes accompagnées de leur partenaire alors que vous essayez sans succès de concevoir des enfants ou qu’une maladie vous en empêche.

Personne ne peut décrire ce que l’on ressent lorsque l’on confie à sa famille proche son non-désir d’enfant. Personne ne peut expliquer les moqueries, les accusations d’hérésie lorsqu’on formule un non-désir d’enfant dans les communautés musulmanes. Personne ne peut mieux l’exprimer qu’une personne dans la situation.

Manque de représentation

Vous l’avez surement remarqué comme moi, les magazines féminins destinés aux femmes musulmanes ne riment qu’avec maternité. Impossible de lire des revues destinées à ce lectorat sans ce sujet, important bien sûr, mais elles deviennent discriminantes lorsqu’aucune place n’est faite aux musulmanes sans enfants par circonstances ou par choix.

Cela reflète, quelque part, la vision de la femme et sa place dans nos communautés musulmanes. Ces magazines web n’abordent les femmes sans enfant que sous l’angle de l’infertilité affrontée par les couples. On peut alors supposer que la diversité chez les journalistes de ces magazines n’existe pas. Seules, les mères semblent alimenter ces magazines. Cela réduit les possibilités de s’intéresser et de traiter des sujets sur le ressenti de femmes et hommes sans enfants. En particulier, si elles-mêmes n’ont rencontré aucune difficulté à enfanter ou sont mères depuis la vingtaine ou le début de la trentaine.

Dans les sections des commentaires, des mots de réconforts sont souvent prodigués à destination des femmes essayant de concevoir pour que leur souhait se réalise. En revanche, ces commentaires offrent très rarement des mots de soutien à celles sans enfant pour toujours. Cette perspective fait sans doute peur, on ne l’envisage donc pas.

Alors, à vos stylos, à vos claviers mesdames et messieurs musulmans sans enfant ! Rejoignez-moi, parlez de ce sujet, parlez de votre expérience.


©Crédit Photo Pexels-Thirdman

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