La semaine du 16 au 22 septembre 2024 se tient la [1]World Childless Week, la semaine mondiale des personnes sans enfant par circonstances de la vie. L’un des thèmes[2] de cette année s’intéresse aux femmes et aux hommes dits de couleurs que je préfère nommer les personnes non blanches ou perçues comme telles.
Ne tournons pas autour du pot ; il existe, en effet, des pressions supplémentaires quand des personnes appartenant aux minorités ethniques vivent en contexte à majorité blanche. Il existe également des pressions supplémentaires lorsqu’en plus vous appartenez à une communauté religieuse qui n’admet pas facilement les personnes sans enfant en couple ou célibataire.
Cela peut sembler étrange que des personnes qui souhaitent ou ont souhaité des enfants et qui ne peuvent pas en avoir puissent quelque part ressentir l’épreuve différemment en fonction de la couleur de leur peau ou de leur appartenance religieuse.
Inégalité de traitement des personnes sans enfant en fonction de la couleur de peau
Et pourtant, on trouve bien des différences pas forcément perceptibles même par les personnes dites de couleurs. Ces disparités seront plus ou moins ressenties en fonction du contexte dans lequel la personne sans enfant vit.
Autrement dit, le contexte social, la confession religieuse, le patronyme, le prénom ou la couleur de peau peuvent être déterminants dans le vécu d’une personne sans enfant par circonstance de la vie.
Par exemple, dans un parcours d’Assistance Médicale à la Procréation (PMA) de nombreux couples témoignent d’actes et de propos discriminants dans des centres de FIV. En France où je réside actuellement, l’on parle du syndrome méditerranéen.
Le syndrome méditerranéen fait référence à des préjugés racistes existant dans le corps médical disséminé à travers l’enseignement. La construction de ces préjugés qui trouvent leur origine au début du 20e siècle supposent que des patients d’origine du pourtour méditerranéen exagèrent leurs douleurs et que les patients d’origine d’Afrique sub-saharienne sont habitués à la douleur.
Ce syndrome insidieux conduit des soignants à consciemment ou inconsciemment mal soigner ou mal orienter des patients, des patientes en particulier. Ce syndrome peut engendrer des retards de diagnostics et de traitements qui auraient pu à terme favoriser une grossesse, ou multiplier les chances de celles-ci par exemple.
Les pressions familiales, les préjugés et les stigmatisations propres à chaque communauté
En fonction des ascendances de certaines personnes sans enfant (femme et homme) les pressions s’exercent de diverses manières.
Les pressions culturelles peuvent être telles que des hommes refusent de consulter avec leur partenaire lors d’un cas d’infertilité[3] de peur d’être qualifiés d’impuissants, et moqués. Ces pressions dans ces cas-là non seulement retardent un traitement possible, mais enferme le couple et le met en danger.
Ces pressions j’en parle à travers ce blog dans plusieurs articles dont les liens se trouvent à la fin de ce texte.
Faire connaitre le sujet
La World Childless Week consacre une journée (17 septembre) sur le sujet des pressions supplémentaires sur les personnes de couleurs.
Catherine-Emmanuelle Delisle[4] fondatrice du blog Femme Sans Enfant, ambassadrice de la World Childless Week dans la francophonie m’a invitée à en discuter. Vous pourrez suivre la discussion le 17 septembre sur son site femmesansenfant, ma page Facebook Mususlman-e sans enfant, ou trouver le lien sur Instagram( @discussionsessentielles).
Pour aller plus loin
Femme sans enfant dans le pays le plus fertile du monde
© Crédit photo Unsplash – Nathan Dumlao
[1] World Childless Week une semaine crée par la britannique Stephanie Joy Philipps. Des personnes sans enfant par circonstances du monde entier témoignent de leurs réalités en fonction des thèmes de l’année.
[2] Thèmes 2024 : Nos histoires, Personnes de couleur sans enfant par circonstances, L’importance des animaux de compagnie dans nos vies, Des vrais ou faux amis ?, T’as pas d’enfant? Veux-tu les miens ?, Célébrons notre valeur et Allons de l’avant.
[3] On parle d’infertilité lors d’absences de grossesses malgré des rapports sexuels non protégés pendant au moins un an. INSERM
[4] Catherine-Emmanuelle Delisle Thérapeute en relation d’aide spécialiste du vécu des femmes sans enfant