SANS ENFANT PAR CIRCONSTANCE : DIFFERENCE ENTRE ESPOIR ET PATIENCE ?

L’espoir peut-il prendre fin ? Seul le cœur peut nous le dire, le cœur constitue notre boussole. Le Divin a probablement inventé l’espoir pour nous permettre de continuer d’avancer en toutes circonstances. Néanmoins, le Coran évoque la patience plutôt que l’espoir.

L’espoir dans un registre chrétien représente la confiance dans le Divin. Dans le contexte islamique, la foi équivaut à la quiétude d’esprit, une confiance dans le Très-Haut.

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CONTINUER D’APPRECIER LE MOIS DE RAMADAN

Période spirituelle et surtout festive, le mois de Ramadan se transforme pour certains hommes et femmes sans enfant (hse et fse) en un mois pénible.

Le mois de Ramadan correspond au mois de l’espoir, de la spiritualité avec un grand S, et de la formulation de vœux, énormément de vœux même si c’est le pardon que nous devrions rechercher en premier.

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EN ISLAM : CELIBATAIRE SANS ENFANT- UN STATUT COMME UN AUTRE

Au XXIe siècle, vivre célibataire sans enfant représente la double peine alors qu’à une période dans le passé au premier temps de l’islam, être célibataire sans enfant ne constituait qu’un statut parmi d’autres. Alors que s’est-il passé ?

Les cultures et les différentes interprétations de textes sacrés, servant des ambitions politico-religieuses, expliqueraient en grande partie ce grand écart.

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LE MOT FAMILLE – QUEL SENS LUI DONNER ?

« Réservé aux familles », « family friendly », « amenez votre famille », « il/elle a une famille maintenant ! », « viens avec ta petite famille ! », « j’ai une famille maintenant » … vous avez vu ou entendu ces expressions. Ces expressions, à notre époque, discriminent. La raison en est simple : le mot famille désigne régulièrement un couple avec au moins un enfant ou un parent célibataire.

Le sens moderne du terme pose un problème, à mon sens. L’affirmation j’ai une famille maintenant, sous-entendant, « j’ai des enfants maintenant » exclue toute personne sans enfant d’une structure familiale propre. Avoir une famille se réalisant dès lors qu’un enfant partage la vie d’un couple.

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LES PERSONNES SANS ENFANT ET LE MAUVAIS ŒIL : VICTIMES OU BOURREAUX ?

Victime ou source de mauvais œil pour les parents ? D’abord jugées victimes du mauvais œil, les femmes sans enfant (le mauvais œil se conjugue aussi au féminin !) passé un certain âge, deviennent bourreaux ; elles seraient à l’origine de supposé mauvais œil. Elles sont donc à éviter.

Dans des communautés musulmanes, concevoir des enfants constitue une obligation. Beaucoup de musulmans ont la conviction que c’est une baraka, au mieux une récompense divine. Ces mêmes personnes expliquent l’absence d’enfant par une action punitive du Divin. Ayant cela à l’esprit, la famille ou les parents d’un nouveau-né redoutent les visites d’une femme sans enfant (fse) ou d’un homme sans enfant (hse).

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SANS ENFANT : LA FOI EN QUESTION

Interchangeables, les mots, foi et espoir s’emploient fréquemment dans des situations de crises « il faut garder espoir » « il faut avoir la foi ».

Pourtant ce sont deux sentiments différents. L’espoir représente l’attente de quelque chose. La foi repose sur une confiance en une personne, dans le cadre religieux une confiance en Dieu.   

Souvent en Islam, la foi est expliquée comme la certitude que tout ira bien et que tout arrive au mieux pour chacun de nous. Avoir la foi n’épargne pas pour autant d’éprouver de la tristesse, la douleur, le doute et la colère.

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LE DROIT À LA DÉCEPTION VOULU PAR L’ISLAM SUPPRIMÉ PAR LES MUSULMANS

J’ai écouté la discussion organisée par Yvonne John ; des chrétiennes et une musulmane échangeaient sur la condition des personnes sans enfant dans leur communauté religieuse respective. Haneefa Muhammed, musulmane, a confié la difficulté à partager sa douleur, le deuil de ne pas être mère avec ses sœurs musulmanes. Elle a expliqué être toujours renvoyée aux prières alors qu’elle souhaitait juste partager ce qu’elle ressentait.

Cela m’a renvoyé à ma propre histoire, pas nécessairement en tant que Fse (femme sans enfant), mais entant que personne traversant comme tout un chacun des périodes difficiles. Je me suis adressée à des amis de confessions musulmanes ou des connaissances de confessions musulmanes et très vite je me suis rendu compte de la complexité à exprimer des sentiments, une fatigue morale, spirituelle. Parce que très vite on m’invitait à écouter une histoire de prophètes pour me signifier qu’ils avaient vécu pires. On me conseillait la patience.

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LA SOURATE 108 EN DEFENSE DES PERSONNES SANS ENFANT

Cela m’a sauté aux yeux, la sourate 108 peut-être considérée comme une sourate en défense des personnes sans enfant.

J’ai lu la traduction du Coran pendant le mois de Ramadan ; arrivée à cette sourate 108, dont le titre est interprété  par abondance, j’ai relu les quelques notes prises des années auparavant en plus des notes du traducteur. Et c’était évident pour moi.  

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NE PAS AVOIR D’ENFANT : UNE PUNITION DIVINE – CONSÉQUENCES D’UNE IDÉE REÇUE

Dans l’imaginaire, l’infertilité reste toujours d’origine féminine au point que dans certaines communautés il est inenvisageable que les raisons d’une difficulté à procréer proviennent de l’homme.

J’ai eu connaissance d’hommes qui ont pris une deuxième épouse pour remédier au « problème » et puis… rien. Quelquefois je me surprends à penser que c’est le sens de l’humour de Dieu. Dans certains cas une deuxième ou troisième épouse n’est pas projetée, seul le divorce est contemplé. La femme n’ayant pas rempli son rôle : elle n’a pas enfanté.

Enfanter c’est le rôle que bien nombre d’entre nous affublent aux femmes. Dès les premiers mois après un mariage la question très indiscrète arrive : « c’est pour quand », « alors il y en a un en route ? ». Le ventre est scruté, parfois même touché violant l’espace intime de la femme. Certains s’inquiètent : « toujours rien ? » Les signes de grossesses sont recherchés pour savoir si son rôle est rempli si elle va « s’accomplir » en tant que femme.

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NE PAS AVOIR D’ENFANT : UNE PUNITION DIVINE – DIFFUSION D’UNE IDÉE REÇUE

Les débats, les influences grecques, chrétiennes et juives participent à la codification de la religion musulmane. Déjà codifiés, le christianisme et le judaïsme servent en quelque sorte d’exemple ou de repère aux savants musulmans pour extraire du Coran les informations nécessaires aux suiveurs de la nouvelle croyance.

N’oublions pas que parmi les premiers musulmans se trouvent des chrétiens, des juifs ayant adhéré au message du nouveau prophète Mohammed apportant ainsi leurs connaissances et leurs techniques d’analyse théologiques.

En gardant tout ce contexte en tête, il est facile d’imaginer comment l’interprétation des textes s’imprègne d’idées et de croyances déjà répandues et acceptées dans la société médiévale du 7e et 8e siècle.

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